Description du poste

Une connaissance plus fine de l’environnement physique et biologique des futurs parcs éoliens offshores est nécessaire afin de caractériser la ressource énergétique, mais aussi d’améliorer l’étape de conception des parcs et la compréhension des interactions entre l’environnement marin et les éoliennes. Pour cela, il parait nécessaire de disposer d’une plateforme accueillant un large panel de capteurs et instruments de mesure des vents, vagues et courants, la détection de la faune marine ou la croissance du biofouling.

Une telle installation permettra de mener des activités de recherche pluridisciplinaires visant à caractériser l’environnement et à tester certains composants technologiques des futurs parcs éoliens (câbles dynamiques… etc) sur une période de temps significative. Cette plateforme de recherche, unique en France, constituera une réelle valeur ajoutée pour le développement de l’éolien offshore dans l’Hexagone.

L’étude de faisabilité technico-économique d’une telle plateforme est prévue dans le cadre du projet FOWRCE_SEA (Future offshore wind research center at sea), lequel débutera en novembre 2020 pour une durée d’un an. Le stage sera partie intégrante de ce projet.

Le premier objectif du stage vise à identifier les principaux paramètres météocéan (ex : vents, vagues, courants, etc.) et les statistiques qui leurs sont associées et dont la caractérisation est essentielle pour le bon déroulement des étapes de développement, de conception et d’installation des éoliennes offshore. En parallèle, le(la) candidat(e) sélectionné(e) réalisera un état de l’art des indicateurs biologiques qui doivent être évalués avant et pendant l’installation des éoliennes offshore. Le premier volet de ce stage permettra de sélectionner l’instrumentation appropriée à déployer sur la plateforme de recherche.

Le deuxième objectif du stage consiste à recenser l’ensemble des plateformes existantes pour l’observation en mer. Actuellement, plusieurs types d’infrastructures de mesures sont proposés à partir desquels l’observation d’un ou plusieurs indicateur(s) physique(s) et biologique(s) est effectuée. Le choix de la plateforme est régi par le type(s) de paramètre(s) à observer (atmosphérique ou océanique), le principe de mesure (direct ou par télédétection) ainsi que la/les hauteur(s) ciblée(s) dans la couche atmosphérique et/ou dans la colonne d’eau.

Le/la candidat(e) sélectionné(e) sera également amené(e) à identifier les composants technologiques qui composent un parc éolien et qui nécessite, au préalable, d’être soumis à des tests de vieillissement et de robustesse. Parmi ces composants nous pouvons citer tous les composants mécaniques de la chaîne de transmission des éoliennes (boîte de vitesses, générateur), les câbles dynamiques ou encore les chaînes d’ancrage. La future plateforme de recherche permettra d’effectuer des études comparatives des systèmes de monitoring de ces composants. Les principaux systèmes seront identifiés dans le cadre de ce stage.

Enfin, la question de la représentativité spatiale des paramètres physiques et biologiques collectés en un seul point géographique sera abordée. L’identification d’une zone de représentativité spatiale permet d’étendre les informations récupérées sur un seul site d’observation à une zone plus large entourant ce site. Cette tâche est cruciale car elle permet de tester les performances des modèles numériques, de concevoir et d’optimiser l’emplacement des sites de mesures en mer, lesquels se doivent d’être complémentaires aux sites déjà existants. Pour compléter cette tâche, l’étudiant(e) sera amené(e) à manipuler d’importants jeux de données issus de modèles numériques de vents, vagues, et courants. Il/elle bénéficiera également du retour d’expérience du projet de R&D, CARAVELE, au cours duquel cette problématique a été abordée.

 

 

 

Modalités de candidature

Type de contrat : contrat stagiaire d’une durée de 5 mois

Date de démarrage : février 2021

Date limite de candidature : 30 novembre 2020