Contexte

Les bio-salissures marines peuvent avoir de nombreux effets nocifs sur les structures offshore et représentent donc un défi pour les ingénieurs dans les phases de conception et de maintenance. Plusieurs méthodes standardisées d’inspection et de mesures in-situ des caractéristiques des organismes marins ont donc été développées afin d’obtenir des paramètres pertinents tels que : la composition en pourcentage de couverture des différentes espèces, le pourcentage de couverture total, le poids et l’épaisseur des bio-salissures. Un des verrous identifiés dans ce projet se situe au niveau de la définition de la rugosité.

Ruptures scientifiques et innovation

Depuis plus de 20 ans, une seule définition de la rugosité due à la bio-colonisation est utilisée pour les espèces rigides. Or les mesures in situ réalisées par l’Université de Nantes montrent une forte hétérogénéité en taille et en densité des individus en surface. Des études préliminaires menées avec Total et Ifremer ont montrés une augmentation de 20% des efforts hydrodynamiques due à des microrugosités. L’innovation consiste en la redéfinition de la rugosité permettant une mise en relation plus facile avec les mesures in-situ notamment le dispositif Aksi-3D développé par l’Université  de Nantes et MAREI (Irlande).

Dates clés du projet

  • Avril 2017 - Lancement du projet
  • Octobre 2017 - Synthèse bibliographique Définition unifiée rugosité
  • Avril 2018 - Cahier des charges essais et réalisation piloté par calcul
  • Avril 2020 - Nouvelle définition et modèle

Démonstrateur

L’objectif est de proposer une nouvelle formulation de la rugosité aux certificateurs des systèmes EMR et par là de se détacher des règlements de l’offshore pétrolier. Le second objectif est de fournir un logiciel de calcul des coefficients hydrodynamiques en fonction de la rugosité et des conditions de houle.